Les petites vérités du Grand Conseil

 

En session constitutive du 25 mars, nous avons vécu quelques évènements dont tous n’ont pas bénéficié du même éclairage ; certains n’ont d’ailleurs pas été relatés.

Une observation chronologique de cette session nous révèle tout d’abord qu’à la différence d’il y a quatre ans, le cortège des élus ne bénéficiait d’aucun drapeau de district. Serait-ce le signe annonciateur d’un prochain redécoupage cantonal de ces mêmes districts, car rappelons ici que le Conseil d’État s’était engagé à conduire une réflexion de fond sur le découpage territorial du canton et des institutions qui lui sont rattachées ?

A la reprise après la messe, notre nouvelle présidente, la socialiste Marcelle Monnet-Terrettaz, fit son allocution puis procéda à l’assermentation de la députation. Son énoncé des noms ne manqua pas de nous surprendre. Lors de l’appel de Madame Tauss-Cornut Sonia nous entendirent Madame Tauss-Corniaud Sonia et à l’énoncé du député Centelleghe Moreno nous entendirent CenteLego Moreno. Certains élus plaisantèrent arguant qu’il faudrait peut-être interdire de paroles les élus dont le nom serait trop difficile à prononcer alors que d’autres suggéraient d’éviter tout nom de plus d’une syllabe.04-article-2013

La reprise de l’après-midi devait voir la nomination des membres des 3 commissions de haute surveillance puis de celles des présidents et vice-présidents de ces mêmes commissions. Nous vécurent un certain flottement puisque la Présidente s’emmêla les « pinceaux » ; elle procéda à la nomination des membres de la première commission puis de son président et de son vice-président sans respecter l’ordre du jour et le protocole. Aucune présentation des candidats n’a ainsi pu être faite par les groupes politiques.

Lors du traitement du point suivant, relevant de l’assermentation du Conseil d’État, notre chef de groupe sollicita la parole, mais la Présidente, visiblement égarée, en oublia de la lui donner. Christophe Claivaz alla la solliciter de vive voix, mais lorsque celle-ci lui fut donnée, les conseillers d’État avaient déjà quitté la salle, seul demeurait Claude Roch, notre Conseiller sortant.

Lors de son intervention, Christophe ne manqua d’en faire la remarque tout comme pour l’absence de présentation des candidats à la présidence des commissions de haute surveillance.

Finalement, cette session se clôturera par l’assermentation des Conseillers d’État dont le retard de Monsieur Oscar Freysinger n’en a été que l’élément retenu par les médias alors que Madame Monnet persévérait dans ses bourdes. Lors de son appel nominal des Conseillers d’État, celle-ci spécifia la fonction d’Ester Waeber-Kalbermatten mais ne le fit pas pour Jacques Melly, Jean-Michel Cina et Maurice Tornay allant même jusqu’à se tromper de prénom pour Jaques Melly.

Gageons que l’approximation du déroulement de cette séance constitutive n’est que le fruit d’une émotion prolongée et non le résultat d’un manque de préparation.      

 

2013, journal Le Confédéré, Gillioz