De la boîte de petits pois au mur des cons

 

Ce n’est un secret pour personne, la classe politique française ne cesse de nous étonner. Son électorat n’est pas en reste puisque c’est finalement lui qui s’en accommode.

Chez nous, je crois qu’en dehors de la gauche, qui a toujours voué une admiration béate à sa grande sœur française, il n’y a guère de monde pour vouloir s’en inspirer. Que son gouvernement vire à droite ou à gauche ; depuis qu’elle fait usage du rond-point, elle ne fait que réduire sa productivité à l’exception de sa capacité à émettre de nouvelles lois et de nouveaux décrets. Leur code des obligations fait 2000 pages, le nôtre en fait 10 fois moins.05-article-2013

Si sur les équipements des sportifs le coq a fière allure, dans la réalité il a les deux pieds dans un engrais recyclé, mais rien n’y fait. Le mal est profond, mais pas insurmontable encore faut-il en prendre la mesure et vouloir le soigner.

La classe politique tout d’abord ! Elle s’attache à faire des lois pour tout et pour n’importe quoi. L’essentiel étant qu’elle génère des débats prétendument participatifs, mais dont le seul but est d’occuper l’audimat. Les sujets sont généralement insignifiants alors que les grands maux demeurent oubliés. Imaginez donc : 10'500 lois et 120'000 décrets en vigueur courant 2006, mais surtout une production de près 50 à 70 lois par an ainsi que près de 1500 décrets. Si cette productivité devait être intégrée dans leur PIB, la France serait championne du monde … Cocorico !

En l’état actuel et avec un gouvernement qui se satisfait d’accroitre son abyssal déficit public, il n’y a rien à espérer. Celui-ci estime d’ailleurs correct d’avoir un énième déficit annuel budgété à hauteur de 3,7% pour 2013. Avec ce même gouvernement, qui fustige la politique de restriction budgétaire de l’Allemagne ; avec une population et des élus qui accusent les entreprises de tous les maux alors qu’il faudrait commencer par dégraisser le millefeuille de l’administration que peut-on espérer ? Considérons simplement un département comme Rhône-Alpes ; il dispose de 105 structures de soutien aux entreprises. Elles répartissent un gâteau de 700 millions d’Euros, mais 350 millions sont déjà engloutis pour faire vivre ces structures. Des problèmes d’inefficience, de concurrence territoriale ainsi qu’un arrosage d’argent là où c’est déjà mouillé font que chaque effort se voit réduit à peu de choses.

Dans un tel contexte, la France ne pouvait que faire partie du pool de pays comprenant plus de 20 % de leur PIB associé à de l’économie grise avec une différence toutefois : le SMIC et le système d’imposition en sont des facteurs prépondérants de ce taux. Dès lors, comment ne pas se retrouver avec une affaire Cahuzac ou Florence Lamblin. Si l’élu socialiste à triché avec la fiscalité, la députée verte a été mise en examen pour blanchiment et association de malfaiteurs.

À la dérive politique, l’on peut également associer la dérive de certaines branches professionnelles. Lorsque l’on sait qu’à l’arrivée de Mitterrand, en 1981, la branche journalistique a subi un virage contraint et décidé vers la gauche. À l’arrivée de la droite, en 1986, le retour de balancier ne s’est pas fait. Désormais, c’est un constat : 80% des journalistes de l’hexagone sont de gauche. En Suisse c’est un peu mieux, selon un sondage du Temps, ils ne votent que deux fois plus à gauche que leurs lecteurs.

Les juges, notamment qualifiés par Nicolas de « petits pois », font pour trois quarts d’entre eux partie du Syndicat de la Magistrature. Un syndicat qualifié de rouge, désormais connu pour son mur des cons qui fait tant parler la république.

 

2013, journal Le Confédéré, Gillioz