GLU attrape-mouches – GUL attrape-nigauds

 

Je sais, vous allez encore m’imaginer fouinant dans les méandres de la pensée diabolique d’un élu politique en mal de visibilité. Or sachez qu’il n’est est rien, la Gul est une réalité. Vous ne savez pas ce qu’est la Gul ? Vous n’en avez jamais entendu parler ? Ne le cherchez pas dans Wikipédia, vous n’y trouverez rien !

En préambule et pour bien comprendre la Gul, il vous faut un prérequis ; une sorte de mise en lumière du produit. Un bon coup de projecteur sur ce qui l’entoure suffira, mais ne négligeons pas les zones d’ombres, car la Gul est la dernière couche d’un mille-feuille législatif.

Chers lecteurs ! Vous connaissez bien évidemment ce pays du Mollande, l'autre pays du fromage. Ce pays ou plus de 53% du PIB ne sert qu'à faire fonctionner l'État. Ce pays habité de gaulois, ce pays dont la plus grande phobie n'est autre que de voir le ciel leur tomber sur la tête.

Depuis le temps que cette angoisse les tenaille, ils ont appris à réagir, ils se sont forgé des valeurs. La première d’entre elles est à la fois la plus importante et la plus noble, il s'agit de la so-li-da-ri-té. Eh oui, si le ciel venait à tomber, il n'en est pas un qui s'en sortirait mieux que l'autre ; tous à la même enseigne, tous dans la même galère.

N’est-elle pas belle, la so-li-da-ri-té, cette valeur qui unit tous ces gens. Certes, nous autres helvètes, citoyens du pays des fromages à pâte dure ; il nous faut toujours trouver la petite bête, nous sommes de vrais gâches m

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étiers, mais il faut bien l’avouer, leur solidarité a tout de même quelques failles.

Si le ciel venait à tomber, il en est de ceux qui s’en sortiraient, ceux qui ont fui le pays ainsi que le roi de Mollande ; il est plus petit que les autres.

Eh bien non ! Cela n’est que fadaises, le pays de Mollande est so-li-dai-re. Prenez exemple de leur roi, il se fait houspiller par des journalistes étrangers pour avoir butiné sans discernement. Eh bien ! Les mollandais sont solidaires avec lui, ils l’aident à éjecter la courtisane mal aimée. Bon, c'est vrai, l'homme est plutôt de gauche et 80% des journalistes du pays de mollande le sont aussi, c'est plus facile. Et puis, il ne faut pas se le cacher, ils ont une réputation de french Lover à maintenir.

Allez, ne déprimez pas ! Chez nous aussi, la solidarité fait sens. Qu’en serait-il du Sieur Giroud, de Maurice et des autres si la solidarité n’avait pas fonctionné ?

Tout cela, c’est bien ! Mais qu’est-ce à dire de la GUL ?

Il s’agit simplement d’une nouvelle loi ; la Garantie Universelle des Loyers instituant la solidarité locative. Initiée par Cécile Duflot, la ministre française de l’égalité des territoires et du logement, elle a pour objectif de réduire le nombre d’appartements vides. Cette loi assure, en cas de déficience du locataire, le paiement du loyer pendant un délai de 18 mois. Estimé initialement à 400 millions d’Euros, son coût s’est vu corrigé à 600millions alors que les ex

perts de l’immobilier l’estiment à hauteur de 1,5 à 2 milliards prélevés dans le pot de confiture.

Au final, les objectifs avoués de la classe politique seront atteints, les promesses seront tenues. Il y aura effectivement moins de logements vacants puisque les bailleurs seront assurés du paiement.

Pour ce qui relève des objectifs inavoués, ils seront également atteints puisque l’État va transformer une partie du parc locatif privé en service public. Eh oui, le système va pouvoir contrôler toute une branche d’activité avec les conséquences que l’on peut imaginer.

En définitive c’est le citoyen qui va passer à la caisse puisque la caisse publique va devoir recruter du monde pour suivre près de 6 millions de contrats tout comme elle va devoir procéder du recouvrement des impayés. Ceux-ci ne vont pas être en diminution puisque le locataire indélicat ne pourra être expulsé aussi longtemps qu’aucun nouveau logement ne lui soit proposé.
Le gouvernement français aura donc réussi à créer une sorte de sécurité sociale du logement ; les familles et les individus seront déresponsabilisés.

 

2014, journal Le Confédéré, Gillioz