sans VIANDE et sans RACLETTE

 

À voir le nombre de postulats et motions exotiques que certains illuminés veulent nous faire accepter, il se pourrait bien que l’un d’entre eux ne nous demande pas moins que l’interdiction de la consommation de la raclette dans les établissements publics et les fêtes populaires.

06-article-2011-300Un bel exemple nous vient de nos voisins. En janvier dernier, le Grand Conseil Vaudois a rejeté un postulat écologiste ne demandant pas moins que l'instauration d'un jour sans viande ni poisson au sein des cantines publiques et des restaurants d'entreprises. Des arguments économiques, écologiques et de santé publique ont été avancés, mais les plus argumentés d’entre eux auront été ceux du CO2 et de la consommation d’eau.

Si l’on en croit les déclarations des initiants, notre empreinte alimentaire générerait 17% du CO2 et la production de viande en serait le plus gros contributeur. À les entendre, il ne faudrait pas moins de 16'000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf et 1'000 litres pour en produire 1 litre de lait.

Si ce postulat peut, a priori, paraître intéressant, de par sa volonté de vouloir limiter la consommation d’un produit à forte empreinte écologique n’en demeure pas moins qu'à l’égal de ses initiants, il ne génère que du vent voire du CO2.

Sachant que 9 litres de lait sont nécessaires à la fabrication d’un kilo de fromage, j’en déduis qu’ils ne tarderont pas à mettre en évidence les 22’000 litres d’eau nécessaires à le produire. Je n’ose pas imaginer leur évaluation du CO2 généré par nos "péteuses", mais m’inquiète du risque de les voir s’en prendre à notre pain de seigle coupable d’une forte empreinte de gaz à effet de serre chez la gent humaine.

 

 

2011, journal Le Confédéré, Gillioz