L’ami du guide va se faire déboulonner

Le grand allié du guide suprême de Libye, l’ami de Kadhafi, l’homme qui qualifiait notre parti d’inféodé aux oligarques est en passe de se faire déboulonner. Il est qualifié d’expert à géométrie variable par certains parlementaires. Pour d’autres, il est plus connu comme l’ami des révolutionnaires s’érigeant contre l’impérialisme.

07-article-2011Oui, je veux parler de ce sociologue consulté par tous les médias lors de la prise d’otage libyenne des deux Suisses, de cet homme affirmant à qui voulait l’entendre, que Merz était incompétent, que lui, l’ami de Kadhafi pouvait dénouer la situation.

Cet homme soutenait Robert Mugabe, Kim Il-Sung, Mengistu, Kadhafi, Castro, Laurent Gbagbo, il se disait également l’ami personnel de certains d’entre eux. Certes, lorsque l’on découvre les exactions de ces Chefs d’État, il s’en distancie subitement. N’a-t-il pas récemment dit que Robert Mugabe avait été atteint de folie ! A l’inverse, il s’accroche à Laurent GbaGbo lui réaffirmant son soutien, allant jusqu’à justifier le fait qu’il veuille rester au pouvoir malgré sa défaite aux dernières élections. Dans le cas Kadhafi, il justifie ses visites en Libye par le fait qu’au titre de sociologue, il se devait d’étudier la personnalité du guide.

Conseiller national socialiste, rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l’ONU, haut commissaire aux droits de l’homme puis membre du Comité des droits de l’Homme il a été le Co fondateur du « prix Kadhafi des droits de l’homme ». Éternel donneur de leçon arguant qu’il faut « diiirrr » les choses, il n’a cessé de fustiger la Suisse, l’Europe, lors de ses discours ou au travers de ses livres dont « La Suisse lave plus blanc », « La haine de l’occident ».

Ce personnage est-il pour quelque chose dans l’accession de la Libye au Conseil des droits de l’homme ? L’on est en droit de se poser la question !

Une page s’est désormais tournée. Nos médias ne le consultent plus guère, le parti socialiste évite de prononcer son nom, UN Watch interroge la Haute Commissaire Navi Pillay quant à sa nomination, courant 2008, au poste de vice-président du comité des droits de l’homme (13 membres), alors que UN Watch et 25 autres organisations de défense des droits de l’homme y étaient opposés. Humant Right demande désormais sa démission ; d’autres associations suivront assurément ces prochains jours.

 

2011, journal Le Confédéré, Gillioz