Elections fédérales : Frédéric Delessert

Samedi 2 avril, réveil du printemps, première journée chaude d'un week-end ensoleillé, moment idéal pour une rencontre avec un homme formidable.

Notre entrevue se veut informelle, conviviale. Elle a pour cadre la Tour Lombarde à Conthey. L'homme boit de l’eau, carême oblige. Je suis arrivé depuis quelques minutes, je dialogue avec la tenancière lorsqu'il fait son entrée. Le personnage ne laisse pas indifférent, on le devine cultivé, il est jovial, sympathique. Je le connais, c'est vrai, mais si peu. Nos précédentes rencontres l’ont essentiellement été pour des séances de travail. À la tour Lombarde, c'est la journée de passage de l'officier d'état civil. Aujourd'hui, deux mariages y sont organisés, les gens sont gais, c'est le printemps.

parcours

08-article-2011Notre homme, né en 1973, affiche le même signe astral que votre chroniqueur. Son cheminement scolaire l’a conduit à l’université de Lausanne. Titulaire d’un brevet, il va s’installer comme avocat-notaire sur la place de Sion. En 1997 il fait son entrée au conseil général sédunois. Dès 2001, il occupe un siège à l’exécutif de la même ville. Du dicastère des pompiers, il passera à l’édilité dès 2009. De 2000 à 2008, il sera même vice-président du PRDValais et chef de campagne en 2007.

Vous l’aurez deviné, je veux parler de ce dynamique personnage apprécié de ceux qui le côtoient. D’ailleurs, il est membre de la chambre valaisanne du commerce et de l’industrie, membre du comité de l’association chez Paou, membre de la jeune chambre économique de Sion et secrétaire de l’union des industriels valaisans. Elu député en 2009, Frédéric Delessert deviendra président du groupe économique et membre de la commission économie et énergie.

candidat

Sollicité pour figurer sur notre liste de candidats au conseil national, Frédéric nous gratifie d’une acceptation très significative de son attachement et de son dévouement à notre formation. Bon nombre d’observateurs y verront en sa présence la suite logique d’un parcours politique jalonné d’une réussite remarquable. L’historique de ses interventions de ses prises de position nous démontre la pertinence de son engagement. Frédéric veut défendre le Valais, le Valais dans ses différences et ses particularismes, le Valais dans son équilibre. Frédéric se passionne pour nos pme. Ses mandats en sont la parfaite manifestation de cette passion, il veut une économie forte, une économie qui permette la croissance et le développement de notre tissu économique local. Point de théories fumeuses, de grandes envolées verbales, Frédéric est un homme d’écoute. Il sait s’informer, analyser, trancher, c’est un homme pragmatique.

Lorsque je m’enquiers de sa vision générale relative à notre économie cantonale, il détaille des données comme quelqu’un qui les vit de l’intérieur. Pour certains, le fait de relever que 30% du PIB cantonal se voit généré par le secteur industriel et énergétique ne veut pas dire grand-chose, relever que notre canton est le deuxième site chimique de Suisse non plus, mais pour Frédéric c’est simplement du réalisme quotidien. Lorsque je l’écoute, je le vois s’émouvoir de la force de nos pme, de leur maîtrise des technologies de pointe, des innovations qu’elles nous apportent, des places d’apprentissage qu’elles génèrent. Pour Frédéric, promouvoir notre industrie, mais au-delà, l’ensemble de nos économies, c’est promouvoir notre matière grise, nos savoir-faire, c’est maîtriser les techniques de demain, c'est aussi s’ouvrir de nouveaux marchés, créer de nouveaux emplois. Ce qui est vrai pour l'industrie l'est tout également pour tout autre secteur économique de notre canton.

Conscient des difficultés à nous faire entendre hors de notre espace, Frédéric veut désenclaver notre canton et cela passe non seulement par l’optimisation de nos axes de transport, mais également par une fiscalité attractive, des formations performantes, une émergence de saines émulations dont font notamment partie Ideark, Bioark, Technoark.

facettes

Pour ceux qui, comme moi, l’accompagnent au Grand Conseil, décrire les compétences de Frédéric ne se limite pas à des interventions d’ordre économique. Durant l’hiver 2009, lorsque des employés valaisans se voyaient soumis au chômage technique, on l’a vu monter au front par le biais d’une résolution. Dans un même temps, il déposait une motion destinée à mieux prévenir les accidents chez les enfants de 0 à 5 ans. Le développement durable n’est pas en reste puis qu’un postulat de sa composition sollicite l’appui de l’État quant à l’étude de projets d’EcoQuartiers.

On le voit, notre candidat est sur tous les fronts, œuvrant avec force et conviction pour défendre les intérêts de notre canton. Le faire sous la coupole fédérale, dans le concert des cantons suisses, accompagnés de Jean-René ne nous serait que plus bénéfique.

Lors de sa dernière intervention, Frédéric Delessert relevait une citation de Marcus Tullius Cicero plus connu sous le nom Ciceron soulignant que nous étions esclaves des lois pour être libre. Je conclurai en relevant que si Frédéric dispose d’une formation initiale juridique, il ne pourra que mieux nous accompagner dans notre esclavage pour une liberté plus grande.

 

2011, journal Le Confédéré, Gillioz