Ecologie : De l’omission au mensonge !

Lorsqu'il s'agit de se gausser de nos produits alimentaires locaux, nous autres helvètes sommes aussi fort que nos voisins or lorsque nous sommes face à l'étal, nous n'y voyons bien souvent que le prix.

En matière d'énergies, nous n'agissons pas différemment. Nous voudrions que celles-ci soient propres, mais nous ne voulons pas en assumer le prix. En finalité nous sommes tous pour le retrait du nucléaire, le contrôle du CO2, la sortie du pétrole; demeure à savoir comment ? À quelle condition ? Et quand ?11-article-2011

L'examen de certaines déclarations politiques à la mode laisse augurer qu'il suffit de débrancher nos centrales nucléaires, de taxer plus avant nos automobilistes et de couper court à toute augmentation de la population pour résoudre tous les problèmes. Certes, il est vrai que la consommation énergétique des appareils diminue, mais leur nombre augmente et réduit à néant toute stabilisation de la consommation.

De toutes les observations faites depuis la nuit des temps, il n'en est pas une qui contredise le constat suivant: toute augmentation de productivité d'un produit se voit assorti d'une augmentation de la consommation de celui-ci.

Déjà que nous étions face à un choix limité de variantes, nous voilà désormais averti, le scénario à succès des verts n'est qu'utopie. Débrancher certaines de nos centrales et réduire notre consommation des 2/3 verraient l'apparition de nouveaux films catastrophes:

Au lever du jour, je me rase 1/3 du visage, je bois 1/3 de mon café, j'écoute 1/3 de la radio, je fais 1/3 de mon trajet du jour, mon informatique n'est disponible qu'1/3 de la journée et le samedi je ne tondrai que 1/3 de la pelouse. Je suis malade, je ne bénéficie que du 1/3 des médicaments utiles, mais je paierai tout de même les 3/3 de mes impôts.

 

 

2011, journal Le Confédéré, Gillioz