Nicole Varone : un encouragement pour les plus petits

Sion, les dernières vacances ne sont plus qu'un sou­venir. Sur nos routes, les bus scolaires ont repris leur va-et-vient pendulaire. Dans nos écoles, les étudiants abordent leur rythme de croisière, l'heure n'est plus à l'organisation, c'est du sérieux.

Dans les crèches et les garde­ries, nos petits sont encore à la peine. La séparation, même brève, est toujours vécue avec émotion. A la crèche-garderie, chacun y met du sien ; une pe­tite attention, un petit câlin pour que nos petits s'y sentent bien. Cette observation me laisse à penser qu'une personne a beau­coup oeuvré pour que nos petits bénéficient du meilleur encadre­ment. Cette formidable femme, dotée d'une volonté inébran­lable, a su combattre nos esprits de clocher. Elle a su mener toutes les batailles essentielles au bon développement des structures d'accueil de l'enfance.18-article-2011

Nicole

En ville de Sion, Nicole Varone, septuagénaire alerte, est connue pour son engagement au service des plus petits. Mais que sait-on vraiment de son parcours ?

Courant juin, Le Nouvelliste l'an­nonçait en retraite prochaine or, si j'en crois les annonces publi­citaires, la commune de Sion n'aurait toujours pas mis la main sur la perle devant la remplacer. C'est vrai, le poste n'est pas banal, car comment faire pour concilier le fonctionnement d'une administration publique avec des associations privées ? Cela, Ni­cole Varone savait le faire, puis­qu'elle se sentait à l'aise dans ces deux mondes. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ?

Comptable de formation, Nicole Varone aurait pu se contenter d'une activité au sein de l'entre­prise vitivinicole du même nom. Or, c'est sans compter sur la vo­lonté de cette femme épanouie. Alors qu'elle élevait encore ses 4 enfants, elle fit son entrée dans le monde associatif local.

petite enfance

Elle fut l'initiatrice des unités d'accueil de la petite enfance (UAPE). Son accession à la pré­sidence de l'Association Sédu­noise des Lieux d'Accueil de l'Enfance (ASLAE) n'en a été que pure justice. Cette vénérable or­ganisation regroupe les struc­tures d'accueil de l'enfance publiques et privées de la Ville de Sion. Infatigable et toujours en quête d'optimisation des milieux d'accueils, Nicole Varone gère également l'association le Car­table, une entité qui regroupe près de 60 familles recevant plus de 300 enfants.

Capable de vous préparer et dé­fendre un dossier de manière exemplaire, Mme Varone n'a pas échappé au monde politique, elle y fit pas moins de 3 législa­tures au sein de l'exécutif com­munal de la capitale. De novice au sein de la commission de l'économie, elle y fit ses armes à celle des transports et de la cir­culation puis de l'édilité et de la scolarité. Nicole dit préférer son passage à l'exécutif, or si l'on ob­serve son parcours législatif, l'on ne peut qu'en être admiratif.

députée

Députée -puis- cheffe du Groupe Radical au Grand Conseil, Nicole fut même candidate au Conseil national. Du statut de Vice-prési­dente de la Commission des ré­formes, elle devint Présidente du sous-groupe responsable de l'élaboration et du suivi des contrats politiques. Plus tard, elle fit partie de la Commission pour la promotion et la protection de la jeunesse. L'ancien conseiller d'État Serge Sierro avait d'ailleurs reconnu son engage­ment en relevant qu'elle était la mère de la loi en faveur de la jeu­nesse. Un article de la Tribune de Genève du 17 avril 2001 souli­gnait par ailleurs ceci : 'Grâce à une loi d'avant-garde, les lieux d'accueil jaillissent en Valais. C'est l'idée avant-gardiste qui prévaut désormais en Valais. En mai dernier, ce canton volontiers traditionaliste s'est doté d'une loi sur la jeunesse exemplaire.» En ce 40e anniversaire du droit de vote des femmes, il m'est agréable de lui manifester toute notre gratitude pour sa participa­tion à l'épanouissement de notre jeunesse. L'an prochain, nous aurons à fêter les 30 ans du pas­seport vacances, or là aussi, c'est elle qui en fut l'initiatrice. Nicole, nous te souhaitons une prochaine retraite heureuse et pleine de projets enthousias­mants.

 

2011, journal Le Confédéré, Gillioz