2012 – l’année de tous les dangers

 

Au risque de voir certains états sombrer plus encore dans des crises économiques effroyables viennent s’ajouter nos propres risques internes.

Trop peu de gens ont véritablement conscience des mécanismes qui nous évité de nous retrouver dans les situations catastrophiques. Nos médias parlent essentiellement de la Grèce mais la France et bien d’autres pays se voient empêtrés dans des problématiques financières impossibles. Leurs dirigeants savent qui leur faudra des décennies d’effort et de rigueur pour rétablir la situation.01-article-2012

Chez nous, certains élus, pourtant conscients de ce qui fait notre avantage, ne cessent de nous concocter des projets législatifs plus inquiétants les uns que les autres. En mars prochain nous allons voter pour l’obtention de 6 semaines de vacances, un salaire minimum et dans 2 ou 3 ans pour un nouvel impôt sur les successions.

L’on pourrait en débattre des heures sur ces 3 sujets mais il est un fait indéniable ; 7% de notre PIB provient du travail au noir et c’est le plus bas taux que je connaisses. La France, l’Espagne, la Grèce, l’Italie et bien d’autres pays dépassent allègrement les 20% voire les 29% de PIB au noir pour la Grèce. Cet argent qui passe par la bande n’alimente pas les caisses de l’Etat alors que ces mêmes Etats ont tous un salaire minimum dans leurs législations.

A titre personnel, les 6 semaines de vacances devraient me faire le plus grand bien mais j’ai crainte que par habitude de ne guère trop en prendre mon cœur me lâche au premier apéro sur la plage. Plaisanterie mise à part, cette votation démontre bien l’obstination idéologique de la gauche. Elle nous fait miroiter des avantages à court terme pour mieux nous diriger vers une évidente baisse de productivité et de compétitivité néfaste à long terme.

Prenons garde à cette lente dérive socialiste empruntée à nos voisins français qui voudrait que tout soit régit par un fort centralisme accompagné d’une batterie de lois nous conduisant à une défiance maladive qu’ont les employés français à l’égard de leurs employeurs et du mépris qu’ont ces mêmes employeurs à l’égard de leurs employés avec comme seul point de convergence le smic.

 

2012, journal Le Confédéré, Gillioz